Le secret d’une bonne vinaigrette végétalienne… et cétogène!

29 Oct Le secret d’une bonne vinaigrette végétalienne… et cétogène!

Keto, céto, végan, lazy keto… on s’y perd rapidement dans tous ces termes à la mode! Une chose est sûre, c’est que s’alimenter, ça restera toujours à la mode! Mais quand on veut ajouter une « twist » cétogène et végétalienne, par où commencer?

Roxanne Lalancette, chef cuisinière depuis deux ans au restaurant l’Odika, nous prête main-forte!

Quelles sont les bases d’une bonne vinaigrette végétalienne et cétogène?

Comme dans toute vinaigrette, c’est le corps gras qui est déterminant. L’huile d’olive, par exemple, apporte toujours une texture, une certaine acidité et du goût car elle rehausse la saveur. Si on cherche une texture plus crémeuse, on peut utiliser la purée d’avocat. Le gras de canard – si on n’est pas végétalien! – est une option intéressante, au même titre qu’une mayonnaise à base d’œufs.

Peux-tu nous donner un exemple de recette de vinaigrette?

Vous pouvez réduire en purée lisse un avocat auquel vous ajoutez un peu d’huile d’olive, de jus et de zest de lime avec de la coriandre fraiche. Dans les vinaigrettes, les herbes aident beaucoup à puncher sans trop ajouter de glucides et calories. Ensuite, c’est possible de prendre n’importe quel type de laitue (feuillue, épinards, etc.) ou même une salade chaude, comme des crevettes sautées avec des légumes.

Que devrait-on toujours avoir sous la main pour avoir une « base » de vinaigrette?

En tant que corps gras, l’huile d’olive est LA base, car elle est passe-partout! Il y en a des plus légères et des plus fortes… le goût de la vinaigrette varie en fonction de la qualité de l’huile.

Ensuite, on devrait toujours avoir du vinaigre balsamique ou encore du citron frais et non commercial, puisque ce dernier amène une touche plus puissante.

Parlant d’huile d’olive, comment choisir la bonne? Il y a tellement de sortes!

Il n’y a pas d’autre façon que d’y aller par « essai-erreur »! Il faut voir si on aime le goût prononcé de l’olive ou non. Certains aiment la saveur plus acide, d’autres optent pour la légèreté. Si votre huile est plus « jaunâtre », c’est qu’elle est plus diluée, donc possiblement de moins bonne qualité et plus légère au goût. Si elle est vert foncé, elle sera plus corsée. Tout bon détaillant ne mettra pas son huile dans une bouteille transparente. D’ailleurs, ne gardez pas votre huile sur le comptoir au soleil! Au réfrigérateur, elle se solidifiera, donc l’idéal est de la mettre dans le garde-manger.

Qu’est-ce qui fait que les gens hésitent à cuisiner cétogène et/ou végétalien?

Selon moi, c’est le manque de connaissance! Parce qu’il ne s’agit pas seulement d’une façon de se nourrir, c’est une philosophie, c’est une « diète » de vie! C’est une manière de cuisiner qui nous fait voir le plat autrement.

Est-ce vraiment plus compliqué de cuisiner de cette façon? Quels mythes ont la vie dure avec ce type d’alimentation?
Souvent, les gens pensent que kéto c’est juste de manger du beurre et du bacon (entre autres!), mais il existe plusieurs versions de ce « régime », comme keto friendly, pour ne nommer que celui-là.

C’est le genre d’alimentation à laquelle le palais s’habitue, alors on goûte autrement! Au début, le palais goûte moins (parce qu’on ne consomme presque plus de sucre) et les aliments semblent fades, mais après un certain temps, une carotte devient super sucrée! Le palais se « replace ». C’est le même principe pour l’alimentation végane : au début, le tofu ne goûte rien, mais quand on arrête de manger des aliments transformés, le palais devient plus perceptif. C’est surtout qu’à la base, le tofu ne goûte rien tout simplement, et c’est en apprenant à bien le cuisiner que nous pouvons créer tout un éventail de recettes délicieuses et saines.

Se « convertir » du jour au lendemain peut être un grand défi! Quels conseils peux-tu nous donner pour commencer ce nouveau mode de vie?

Il faut s’informer d’abord, pas seulement se contenter de voir un plat sur les réseaux sociaux et se dire « ç’a l’air bon, je vais le faire! ». Je conseille de prendre connaissance de toutes les options de ces « régimes », parce qu’il y en a plusieurs… et d’y aller progressivement! On n’est pas obligé d’être drastique. Par exemple, si vous êtes un grand fan de boissons gazeuses, optez pour une eau pétillante pour commencer au lieu de tout couper du jour au lendemain.

C’est la même chose pour le végétalisme. On y va à son rythme. Il s’agit de remplacer la protéine animale par la protéine végétale. C’est essentiel à une bonne alimentation, et le fait de réduire la consommation de protéines est précisément l’erreur la plus commune qui est à éviter. Il faut changer les aliments tout en maintenant tout ce qui est nécessaire à une bonne santé.

Souvent, les gens adhèrent au régime sans adhérer à la philosophie. Ce sont vraiment des régimes de vie… à vie. On le fait parce que c’est une bonne façon de s’alimenter et pas seulement parce que c’est à la mode.

Pour le régime kéto, il est vrai qu’il faut faire une transformation majeure dans le fonctionnement du corps. Donc, ça se passe sur une longue période et si on arrête, c’est à recommencer du début. Par contre, pour réduire sa consommation de glucides tout simplement, il n’est jamais nécessaire de prendre un engagement strict, il suffit de réduire tout simplement autant que nous le souhaitons pour nous sentir bien.

En ce qui concerne l’alimentation végane, il s’agit en fait de réduire ou d’arrêter sa consommation de produits de source animale, mais le fait de diminuer juste un peu, grandement ou complètement est une question de choix et n’engendrera pas de problèmes ou de conséquences. L’important est de consommer tout ce qui est nécessaire à la santé, et surtout, de bien se sentir et d’écouter son corps.